l’histoire du studio
Studio Samedi est un studio de design d’information fondé en 2018 par Louise Volait et Marine Depery. Nous travaillons avec des ingénieur·es, des chercheur·es et des chef·fes de projet qui portent des sujets techniques et scientifiques denses dans des organisations complexes.
Notre métier : structurer leur matière pour qu’elle soit comprise et portée là où ça compte.
notre histoire
Un métier à la croisée de deux mondes
Peu de studios revendiquent le design d’information comme cœur de métier. La discipline occupe un entre-deux que la plupart préfèrent éviter : il faut savoir entrer dans un sujet technique sans être ingénieur·e, produire un résultat visuel sans se limiter à de la mise en page. Ce croisement entre rigueur sur le fond et créativité sur la forme, c’est ce que nous pratiquons depuis la création de Studio Samedi.
Des études qui posent les fondations du studio
Nous nous sommes rencontrées en 2012 à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris, en première année de design graphique. Pendant cinq ans, nous avons appris à concevoir ensemble.
En troisième année, un partenariat avec le Medialab de Sciences Po nous a amenées à cartographier la controverse autour de la liaison ferroviaire Lyon-Turin : données techniques, parties prenantes aux intérêts contradictoires, analyse d’images. Le travail ressemblait déjà à ce que fait le studio aujourd’hui. En cinquième année, nous avons réalisé notre diplôme en binôme et participé en parallèle au programme Matrice Art & Numérique, avec l’École 42 et le ministère de la Culture. L’année a été intense, mais la conviction était là : nous voulions continuer à travailler ensemble.
En 2018, nous nous sommes lancées. Aucune de nous deux n’avait suivi de formation dédiée au design d’information ; nous nous sommes formées sur le terrain.
Une spécialisation progressive dans le design d’information
Quelques semaines avant le diplôme, un projet a tout déclenché : une mission de mise en forme de données pour la R&D d’EDF. Ce premier projet a défini notre territoire, sujets techniques, interlocuteur·rices scientifiques, besoin de clarté. Huit ans plus tard, EDF continue à nous faire confiance.
De projet en projet, notre méthode s’est précisée. Nous commençons toujours par comprendre avant de dessiner. En réunion, nous posons des questions, reformulons, confrontons les hypothèses des client·es avec ce que nous observons dans la matière. Les client·es appellent ça notre fameux « oui, mais ». Cette exigence de compréhension n’est pas un supplément d’âme : c’est la condition pour produire quelque chose de juste.
C’est cette approche qui nous a conduites vers des projets de plus en plus stratégiques, avec des client·es comme EDF, Saint-Gobain, Michelin, Accor, le CNRS, Futuribles, le Behavioural Insights Team ou la DITP. Les sujets changent, les secteurs aussi, mais le point de départ reste le même : nous recevons une matière brute, souvent volumineuse, et nous livrons quelque chose de structuré, utilisable par des personnes qui ne connaissaient pas le sujet.
pourquoi studio samedi ?
Pendant notre année de diplôme, nous nous étions promis de garder un rythme soutenable. Chaque semaine se terminait pourtant par la même question : « On bosse samedi ? » La réponse était toujours oui.
Le nom est resté, parce qu’il dit quelque chose de vrai sur notre manière de travailler. Le design d’information, tel que nous le pratiquons, demande ce temps supplémentaire que d’autres ne prennent pas : le temps de comprendre un sujet, de poser les bonnes questions, de refuser une première solution trop évidente avant de trouver celle qui fonctionne vraiment.
les fondatrices
marine depery
Marine a grandi en Haute-Savoie, dans la vallée de l’Arve, où l’on parle tolérances d’usinage comme ailleurs on parle météo. Formée en design graphique aux Arts Décoratifs, elle complète son parcours par une spécialisation en dessin scientifique au Muséum national d’Histoire naturelle : observer un spécimen, en comprendre la structure, et restituer ce qu’on voit avec précision.
Au studio, Marine perçoit ce qui n’a pas été formulé, retient les nuances importantes et trouve le geste graphique qui rend un sujet compréhensible sans l’appauvrir.
louise volait
Louise a grandi dans les coulisses de la recherche, entre séminaires européens et conversations en trois langues. Formée en design graphique aux Arts Décoratifs, elle complète son parcours par un certificat en culture scientifique et technique au CNAM.
Quand un·e client·e arrive avec une matière dense, elle croque ses premières intuitions sur son iPad avant qu’il·elle ait fini de parler. Elle repère les failles dans un raisonnement et n’hésite pas à les nommer. Ça peut déstabiliser, mais c’est précisément là que le projet commence à prendre forme.